Asger Jorn

 Filed under: Expositions — florent @ Mar 2nd, 2009

Asger Jorn, Dessins.
Centre Georges Pompidou.
Musée, galerie des arts graphiques.
Du 11 février au 11 mai 2009.

Asger Jorn, l’artiste du mouvement COBRA joue les sinusoïdales entre arts primitif, surréaliste et expressionniste. En réponse à la gueguerre entre abstraction et figuration, Asger Jorn et comparses stimulent la création par des compositions où, le plaisir de faire, reste et demeure le chemin de croix de l’artiste.

La ligne se plie, courbe ou droite, les espaces deviennent surfaces, et les formes prennent essence dans un doucereux mélange d’écritures.

Tantôt l’on trouve une figure, une posture, tantôt l’on se perd dans un fracas. Seul l’œil supporté par son subconscient se délecte de ses travaux. Son âme d’enfant, un soupçon d’imagination et une part d’émotion sont les composants pour apprécier ces œuvres riches en créativité. Laissez vous porter au centre Pompidou.


 Ray Caesar

 Filed under: Expositions — florent @ Mar 2nd, 2009


tattle tail, tirage numérique, 50×75cm, 2005

Et voici le césar du glauque. Un trou du cul de caniche gonflé aux hormones mutantes, une jeune demoiselle au cerveau hypertrophié et de baroques apprentis catwomen sont les portraits que dressent cet artiste.

Ray Caesar se ballade innocemment aux frontières d’un cauchemar burtonesque, aux affluents de l’horreur chic et glamour d’un Barney. L’intérêt de cette production réside dans l’outil 3D utilisé avec brio et l’innocente réalité se fond dans les songes les plus étranges.

Les portraits tout droit sortis d’un Freaks du troisième millénaire, posent dans des environnements baroques, leur donnant ainsi cette part de mystique qui les placent dans une intemporalité sans borne.


 Abruti.dieu d’après K.Kulundzic

 Filed under: dessin — florent @ Mar 1st, 2009


 Kosta Kulundzic

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Gabriel, huile sur toile, 80×140cm, 2005.

Kosta Kulundzic ou le mythe absurde. Une religion revisitée par une peinture à l’huile léchée où la crucifixion et l’ange Gabriel sont caricaturés dans des postures contemporaines. Le burlesque y est représenté à outrance, les personnages sont à la limite de l’idiotie comme une vulgarisation des dérives du mystique.

Un aute mythe est développé celui de Judith et Holophèrne. Judith “interprétée” par la femme de l’artiste, une série de peintures violentes non pas par la touche qui y est douce, mais par les images sanglantes, proche des productions hollywodiennes. Quand le glaive a pour descendance la tronçonneuse ou la pelle, on ne peut que se confronter à un misérabilisme du quotidien où la volupté n’est qu’un souvenir perdu dans nos habitudes.

Si la peinture y est remarquable, la ligne parfois proche d’une bande dessinée place l’image hors de toute réalité contemporaine et l’on peut regretter justement cette mise à distance alors que le propos se veut violent et conscient des invraisemblances du quotidien.

A voir à la galerie Magda Danisz.