“sporto kantes, “3 at last” (pias/village vert)

Le troisième opus, ou l’album de la confirmation. Après Act1 et 2nd round, 3 at last marque le retour du très créatif duo français Benjamin Sportès et Nicolas Kantorowicz. Un album tout en couleur qui vous fera bouger. De la vieille ritournelle française aux frontières d’une electro suave, on ne peut que se réjouir de cette musique transcendante. Un petit bijou de bonne humeur, des arrangements juste impeccables, tout pour plaire en fait. Rien à rajouter si ce n’est de le déguster avec boulimie, c’est bon, très bon !
“Clutchy Hopkins, “Walking sdrawkcab” (Ubiquity records)

Mais qui c’est donc que ce Clutchy Hopkins ? Le mystère reste entier et franchement qui s’en préoccupe au final. Un artiste vieux ou jeune qui peut le dire. Des pistes qui dateraient des années 70… Certainement pas, le sample hip hop est bien présent et si l’on peut considérer un certain bricolage dans certaines productions, on ne peut que penser que tout ceci est bien de nos jours. Un disque aux teintes jazz, funk, hip hop planant. Des sons qui ne sont pas s’en rappeller le second opus du new yorkais Blockhead. Des guitares aux allures latines, des cordes mélancoliques mais bercées par une chaleur rassurante. Un disque qui transporte doucement dans des douces rêveries jaunies par le temps.
A écouter sans modération !!!
“Alain Bashung, “Bleu pétrole” (Barclay)

Comment, mais comment appréhender le nouvel opus d’Alain Bashung après les deux bombes que sont Fantaisie militaire et L’imprudence ? Et bien il ne faut pas se méprendre c’est une réussite sans conteste. Bashung revient à des aspirations de Fantaisie avec cette album. Il peut paraître déroutant, sur certains titres, je pense notamment à résidents de la république. Des paroles à la limite d’une niaiserie sans nom, mais il s’agit bien ici d’un jeu que nous propose Bashung. Un revival des bases de la variété, une douce moquerie, engagée et pleine de sens. Les mélodies sont toujours orchestrées de façon très fine et les orchestrations magistrales.
Un disque qui signe le retour en grande pompe d’un des plus grands paroliers de son temps. Un disque aux teintes françaises et américaines où la folk, le blues, la pop et la variété se mélangent dans vos tympans pour votre plus grand plaisir.
Allez y vous n’aurez pas de mauvaises surprises. Bonne écoute !!!
“Gnarls Barkley, “The odd couple”

Deux ans après le tube extraterrestre Crazy, le duo fait son grand retour avec ce nouvel Opus. The odd couple, le couple bizarre, semble s’entendre à merveille et pour le plus grand bien de nos oreilles. Cette voix si particulière de Cee-lo revient vous hanter les tympans, un groove implacable qui encore une fois fera frémir votre peau. Si le tube Run du moment aux influences des années 60 dynamité à la sauce moderne ne remplacera pas l’émotion de la première écoute de Crazy, il fait son petit effet.
L’album est plus régulier et s’équilibre plus que st.elsewhere. Plus raffiné, plus sombre aussi, il reste d’une qualité irréprochable et les deux protagonistes s’accordent tout en douceur pour une nouvelle dose de fraîcheur musicale.
La première écoute peut paraître frustrante, et on peut tout de suite penser à une similitude avec le premier album, mais non, il ne faut pas se méprendre, c’est un album plus abouti, plus riche qui produira dès la seconde écoute cette petite dose de bonne humeur.
Bonne écoute !!
“Why? “Alopecia”" (Anticon/Tomlab)

Aussi étrange que cela puisse paraître, je me m’aventurerai pas à classifier ce type de musique. Est ce du hip hop ou de la pop, de l’éléctro ou du two step, AAAAh je m’en arrache les cheveux. Alopecia étant le nom scientifique d’une chute de cheveux partielle ou totale par plaque avec inflammation, une pelade, je crois que c’est ce que tend à provoquer ce groupe. Même si l’on dodeline la tête de façon goguenarde en écoutant chacun des titres de cet album on ne sait sur quel pied danser. Peut-être que sous l’effet de quelques substances peut être l’affaire s’éclaircirait.
Si le hip hop nasillard du chanteur Yoni Wolf reste une constante solide de l’album, les ballades pop viennent court-circuiter un ensemble aux multiples influences. Il est difficile de se focaliser sur le ton de l’album tant sa richesse est grande. On constate une réalisation impeccable et des arrangements à la limite du chirurgical, bien sûr pour notre plus grand plaisir.
Un album qui n’a pas vraiment des prétentions de prestige mais qui laisse à l’auditeur de bons moments d’écoute. IL se laisse mûrir, comme si toute la musique des années précédentes était condensée dans ce millésime. On cueille, on fermente et voilà le résultat.
Bonne écoute.
“Apparat, “WALLS” (Shitkatapult/Discograph)

cliquez sur l’image pour l’agrandir
Un album assez magique, accessiblement expérimental, mélodiquement envoutant. Une expérience musicale qui ravira les afficionados de pop, éléctro, minimal déstructuré. Des titres sulfureux comme ce hailin’ from the edge qui vous baignera dans une ambiance tropicale de sensualité, ou ce Holdon pur produit éléctro aux allures d’ambiances sensuelo-éléctrisantes. Des expérimentations plus profondes où la plus simple mélodie s’appuie sur des distorsions maitrisées avec une rigueur implacable. Un album équilibré qui s’écoute attentivement pour comprendre toutes les subtilités musicales mais qui laisse en nos cœurs cette sublime sensation de légèreté.
À écouter d’urgence.