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“La stratégie des antilopes”, Jean Hatzfeld”
aux éditions Seuil
prix éditeur : 19€
Parler du prix MEDICIS 2007 est bien risqué mais ne rien en dire est encore plus grave.
Les médias ne parlent pas assez de ces “livres” là, ceux qui sont classés dans le genre récits.
Après “Dans le nu de la vie” et “Une saison de machette”, l’auteur boucle le récit d’un génocide en laissant la parole aux acteurs génocidaires ou victimes.
Ces trois livres devraient être étudiés à l’école autant pour le côté histoire que pour la philosophie qui en ressort.
Les ethnologues y trouveront matière et nous en simple curieux y puiserons beaucoup d’explications aux tourments d’un continent qui continue à laisser germer des histoires comme celle du RWANDA.
Simple histoire puisqu’elle est traitée comme cela par les rescapés de cette tuerie, par les auteurs et par l’administration en place.
Au delà des faits, ces trois livres et plus fortement le dernier nous montre que l’amour, la mort, la haine, mais surtout la vie n’est pas vécue et ressentie partout de la même façon sur la terre. Quelque soit le degré de la douleur, les mots pour en parler sont toujours à la limite de l’excuse et prêt à être modifiés pour ne pas causer du tort à son voisin.
L’auteur à réussi avec ce laisser parler une sorte de médiation entre ces deux ethnies et une garantie de mémoire pour les générations futures.
La paix est maintenant de façade au RWANDA , la “primus” signe la convivialité retrouvée, comme elle le faisait la veille du 7 avril 1994.
Article écrit par YNAD

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aux éditions naïve
prix éditeur : 12€
Quel titre surprenant ! On s’attend à vivre une aventure émotionnellement déchirante ou les personnages se confrontent à la dureté de la vie. Et bien non, il s’agit ici de cet instinct primaire qu’est la morsure. Celle qui nous sustente, qui nous défend. On assiste à la rencontre d’un professeur sans histoire confronté à cette pulsion buccale, et le molosse d’un pauvre adolescent un peu paumé et violent en quête de “respect”. Une aventure singulière qui nous entraîne dans les confins de notre animalité au sens propre. Un sujet qui peut paraître étrange mais qui nous ramène à notre vrai nature. Tous les verrous que notre évolution nous a imposés sont-ils si solides que nos instincts ne referont jamais surface ?
À lire.

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aux éditions folio
prix éditeur : 4,99€
L’étourdissement ou quand l’insipide devient saveur. Déjà séduit par son précédent roman “Ganglion et fils”, c’est avec une envie folle que j’ai ouvert ce bouquin. Et bien je dois dire que je n’ai pas été déçu. Un récit simple d’une vie monotone où le narrateur est un jeune homme sans histoire. Il travaille à l’abattoir, situé entre l’aéroport et un supermarché, non loin de la décharge. Lieu improbable où la vie suit son court sans jamais dévié de son cours. On a peine à croire que le récit sera palpitant et pourtant, ce sont tous ces ingrédients insignifiants qui feront de ce récit un portrait drôle, sinistre et poétique. Les personnages sont tous aussi touchants que notre héros puisque tous issus de ce même lieu. Un lieu où se mêle l’ennui, la solitude mais aussi les petits moments de joie, l’amour et bien sûr l’espoir. Cet espoir qui est en chacun de nous et qui fait que ce héros, perdu dans son quotidien, peut parfois nous sembler familier.
Un livre facile à lire qui ravira les puristes de la satyre mais aussi les curieux de poésie sociale.