Promo artskills

 Filed under: Actualité, Livre — florent @ May 31st, 2010

Une promo que j’attends depuis longtemps, c’est une petite fierté… ici

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 Zorglub

 Filed under: Livre — florent @ May 2nd, 2009

zorglub
édition Flammarion : 12€

Qui ne connait pas Richard Bohringer ? Un comédien haut en couleur à la verbe franche et à la personnalité bien trempée. Zorglub et Les girafes sont deux pièces de théâtre écrites pendant les jeunes années du comédien. Zorglub, première pièce, présente Simon, qui attend depuis vingt ans son rendez vous. Arrive au bout de vingt ans un jeune homme, bouquet de fleurs à la main, attend à son tour sa promise. Commence alors un dialogue à bâton rompu sur l’amour, ses fins, ses espoirs, ses douleurs. Des pensées à fleur de sensibilité, où l’amour s’exprime avec sincérité, violence et sans détour.

C’est l’amour, mais surtout une gloire à la femme qui est ici développée, car on s’aperçoit que dans la rancœur et la solitude de Simon, ou la naïveté attendrissante du jeune homme, l’homme sans la femme n’est qu’en perte d’équilibre.

Ce qui est plaisant, c’est le “phrasé”, et le rythme donné au récit. C’est vivant, enragé, émouvant, le seul problème c’est que l’on attend qu’une seule chose, voir la pièce interprétée par son auteur et sa gouaille si atypique.

Pour les girafes, je réserve mon jugement car je n’ai pas encore véritablement compris les aboutissants de cette pièce. à suivre.


 Virginie Despentes, King Kong théorie.

 Filed under: Livre — florent @ Apr 25th, 2008

king kong théorie
aux éditions : le livre de poche
prix éditeurs : 5,00 euros

Il ne s’agira même plus de savoir si c’est un homme ou une femme qui fait cette critique, mais plutôt un membre de notre belle mais néanmoins étrange société. Le manifeste de Virginie Despentes, est bien contestataire et un peu trop en dehors des réalités à mon sens.

A l’heure où résonnent encore les trompettes de mai 68, la commémoration de 2008, quarante ans plus tard ne semble pas effleuré les lettres de Virginie Despentes. Tous ces combats menés et gagnés par les femmes semblent être renvoyés au placard et on se sent revenir à l’âge de pierre au fur et à mesure de cette lecture.

Si sa vie est en trame de fond pour développer cette théorie, je trouve limitatif de parler de viol, de porno, de prostitution ou encore de pouvoir pour parler de la cause des femmes. Existe t’il encore seulement une cause des femmes ? Je crois qu’employer ces termes revient encore et toujours à limiter la femme à un être inférieur à l’homme et qu’il reste encore à prouver leur existence, ce qui est incroyable.

La femme est stigmatisée comme un petit animal qui doit se taire qui a peur de s’exprimer et si elle l’ose, elle se retrouve avec deux grosses couilles bien poilues au sommet de la hiérarchie. Il faut arrêter deux secondes, toutes les femmes n’ont pas peur du pouvoir et le monde ne les voit pas comme des hommes.

L’homme devient une fiotte avec pour seul désir de se faire enculer par ses potes, sous prétexte que les fantasmes masculins sont violents et cachent cette envie profonde d’homosexualité. On ne peut donc pas considérer un homme avec sa sensibilité, son envie de famille, d’élever ses enfants, et faire le ménage ?

La société a évolué et qui s’offusque encore de voir des homos, des femmes en politique ou dans les hautes sphères économiques, un homme avec un balai dans les mains..?

Tout n’est pas aberration dans les propos de Virginie Despentes, et son franc parler rend le récit intéressant à lire, revendicatif du combat qu’il reste à mener, c’est une certitude, mais n’accablons plus une situation qui me semble à présent quasiment close. Le combat homme-femme si l’on peut considérer qu’il existe encore, se fait à égalité de force.

Un livre à lire.


 Murakami Ryû, les bébés de la consigne automatique.

 Filed under: Livre — florent @ Apr 24th, 2008


aux éditions Poche
Prix éditeur : 10,50 euros

Murakami ou l’auteur d’un monde en perdition. Le récit tourne autour de deux personnages Kiku et Hashi. Tous deux sont orphelins et chacun rescapés de leur abandon par leur mère dans des consignes automatiques. Leur seule volonté de survivre leur a permis de continuer à vivre, mais le trauma de cet enfermement restera à jamais gravé dans leur corps et leur cœur.

Chaque expérience dans leur développement physique et mental constituera une boucle et un retour indéniable vers cette expérience claustrophobique. Tout le livre est monté sur ce sentiment d’étouffement, cette perte de soi dans un espace restreint. Le monde deviendra cette consigne et ne laissera aucune échappatoire à nos deux protagonistes portés par un monde insensible aux vrais sentiments.

Cette recherche du coeur, de son écho, de l’amour en somme est la quête de ces deux adolescents malgré leurs chemins différents. L’un se révélant dans le sport, et l’autre dans la chanson.
La force du roman est l’incroyable richesse des personnages gravitant autour de ces deux “anti-héros”. Une multitude de second rôles tous aussi complexes et riches en expériences que Kiku et Hashi. Murakami prend le temps de développer l’histoire de chacun et donne une vraie vie à toute cette histoire. Un véritable fourmillement d’hommes et de femmes tous aussi désespérés que ces deux jeunes.

L’autre force de ce roman est que les héros ne seront pas enclins à se laisser dépérir, sujet au suicide (comme souvent dans ce type de roman), mais en perpétuelle recherche d’une raison à leur existence, une preuve de leur évolution. Ils chercheront un sens, et cette introspection passera par la violence, non pas tournée vers eux-mêmes mais vers les autres. Comme une expérience pour comprendre leur propre vie.

L’histoire se déroule au Japon, île surpeuplée, mais pourrait se dérouler sur n’importe quel continent. Une métaphore de notre croissance démesurée, notre expansion génétiquement modifiée à grand renfort de prouesses technologiques. Un rouleau compresseur économique politique qui dénature notre propre existence au risque de nous perdre.

Un livre angoissant, étouffant mais passionnant que je recommande à tous.


 Cormac Mccarthy, La route.

 Filed under: Livre — florent @ Mar 7th, 2008

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“La route”, Cormac Mccarthy.

aux éditions de l’Olivier
prix éditeur : 21€

Apocalypse ? Fin de notre monde ?
Fin du monde civilisé, règne de la survie, de la barbarie, du système D, pour durer combien de temps ?
Pour un père et son fils la vie de chaque journée se résume à pousser un caddie où l’on y trouve la nourriture trouvée au petit bonheur sur la route (et c’en est un quand elle est trouvée), des couvertures et plastiques pour se protéger du froid, des cendres et de la pluie.
Leur vie est un parcours dangereux où chacun protège l’autre, les dialogues sont à la mesure de la route. Quelques mots, toujours brefs, des décisions à prendre rapidement, une connivence et une confiance digne des commandos sur le terrain de la guerre.
l’épreuve est sans fin et McCarthy a réussi, bien que les scènes se répètent de pages en pages, à tenir en haleine son lecteur.
Livre prenant, prémonitoire, à ranger à côté de “la parabole du semeur” d’Octavia E.Butler.
Article écrit par Ynad.


 Didier Van Cauwelaert, La nuit dernière au XVè siècle

 Filed under: Livre — florent @ Feb 19th, 2008

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“La nuit dernière au XVè siècle, “Didier Van Cauwelaert”

aux éditions Albin Michel
Prix éditeur : 20€

Jean Luc Talbot est contrôleur des impôts à Châteauroux, il est rangé et rationnel. Il est chargé d’un contrôle fiscal, chez les propriétaires d’un château du XIIe siècle. Ces contrôlés ont des facultés médiumniques, ils reconnaissent en Jean-Luc, leur sauveur, puisque des âmes en peine hantent le château, et qu’il serait Guillaume, chargé d’un lourd passé karmique. À partir de là tout bascule ! Jean-Luc fait la rencontre de Guillaume, il s’additionne, se superpose, s’interpose, puisque cet autre est lui-même 5 siècles en arrière. Pour être heureux et vivre en harmonie, Jean-Luc doit s’acquitter de ces lourdes fautes, de sa lâcheté, et là commence une longue quête pour la recherche de la vérité, pouvons-nous intervenir sur nos actions passées ? Agissent-elles dans notre présent ? Devons-nous libérer ces âmes en peine pour accéder à notre bonheur aujourd’hui ? Le passé, le présent, et le futur se mêlent et se détissent, si la réincarnation existe, qu’elle est son but, faut-il revenir sur les pas d’un autre pour découvrir qui l’on est ? Peut-on modifier le passé, vivre deux vies à la fois, c’est-ce à quoi ce roman tente de répondre, quelquefois de manière un peu brouillonne, le néophyte peut s’y perdre. Mais cela reste une merveilleuse histoire d’amour, Isabeau est la clé de l’énigme et après des siècles de souffrance, c’est l’amour qui apportera la grâce divine et l’équilibre.
À lire sans modération
Article écrit par Chouette