Alexander Calder au centre Georges Pompidou.

 Filed under: Actualité, Expositions, dessin — florent @ Jul 16th, 2009

Les derniers jours de l’exposition Calder au centre Georges Pompidou.

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 François Rousseau.

 Filed under: Expositions, Gravure — florent @ Mar 7th, 2009

François Rousseau,
à la maison européenne de la photographie.

Inspiré du roman de Patrick Grainville “L’atelier du peintre”, François Rousseau propose une lecture des relations entre l’artiste et son modèle. Plusieurs phases rythment le travail du photographe. D’abord, une galerie de portraits en plan moyen, comme un casting, ouvre les perspectives d’une débâcle de beauté. Ensuite, les images se situent dans l’atelier, les corps posent, souvent sujets de la photographie ou simples pièces du décor, leurs statuts flottent entre deux identités, objet ou sujet.

Plusieurs questions se posent et l’on est dérouté par un manque de positionnement face à ces images d’Adonis. On se pose la question du modèle. Est-il une coquille vide dénuée d’âme au service de l’œuvre ? Ou, Le modèle ne peut être et n’est, que le sujet principal de toutes œuvres faisant appel à leurs services.

S’en suit différents épisodes théâtraux, des “cènes” en diptyque, confrontant les hommes aux femmes, deux photographies sensuelles, où les corps s’enlacent, s’embrassent, se touchent… On y voit aussi une reinterprétation des époux Arnolfini de Van Eyck. Deux scènes de violence et une autre dans une villa de Los Angeles. Un brouhaha d’images sans idée de séries qui perturbent la lecture de son travail.

Le propos paraît aussi lisse que les peaux nacrées de ces hommes musclés. Les hommes transpirent la gayttitude et les femmes sont des femmes. Les hommes sortent tout droit d’un livre de “Tom of Finland” et l’on sent tout l’univers du photographe, celui qui arrive à capturer un trou du cul de rugbyman avec esthétisme.

On reste sur sa fin.


 Giorgia Fiorio, Le don.

 Filed under: Expositions — florent @ Mar 5th, 2009

Le don ? Comment figurer le don ? Cette photographe s’y est intéressée pendant dix ans, à travers le monde, à travers les peuples et les religions. Comment rendre compte d’une passion intérieure, de ce monde spirituel, par la capture photographique de ce qui n’est pas palpable ? La ferveur de Dieu, la méditation, le rite ou le sacrifice sont autant de sujets qui résument physiquement ce don de soi.

La cohabitation avec les peuples, l’immersion totale dans les différentes cultures a permis à Georgia Fiorio de partager au plus près leurs traditions. Tantôt l’objectif est observateur discret ; tantôt il devient pratiquement acteur de la cérémonie. Les images sont fortes, poétiques, douloureuses mais témoignent de la force de l’âme sur la chair. Les flous sont vivants, les noirs insondables et le grain est épidermique. Un souci du tirage qui renforce cette spiritualité au delà des corps.

Que dire, sinon de s’imprégner de l’Homme et de réfléchir sur soi. Par ce thème du don, ce n’est que le moi qui en ressort. La ferveur est telle que l’on ne sait plus où se placer, pauvres petits athées que nous sommes, confortablement au chaud, dans nos baskets.


 Robert Combas

 Filed under: Expositions — florent @ Mar 2nd, 2009

Robert Combas,
“le frimeur flamboyant”.
Maison Européenne de la Photographie.
Du 4 février au 5 avril 2009.

La photographie et la peinture ont depuis toujours un lien complexe. Les regards croisés des peintres et photographes, s’inspirant les uns les autres, prennent un air nouveau sous les pinceaux de Robert Combas.

Combas s’amuse de la photographie en l’utilisant comme surface fertile pour sa peinture. N’importe quelle photographie, de n’importe quel photographe, devient son terrain de jeu. Il la reproduit en la photographiant, change son échelle, la repeint, la photographie à nouveau. Autant d’étapes qui offrent différents niveaux de lecture. Les deux médiums se mêlent pour proposer des œuvres dans le pur style Combas. Une grande liberté de faire. Le modèle devient totem, l’artiste devient figure, l’art de la rue à son apogée picturale.

On y trouve parfois une ferveur fauviste, une révélation dans la figuration libre, mais surtout une insatiable envie de créer.


 Asger Jorn

 Filed under: Expositions — florent @ Mar 2nd, 2009

Asger Jorn, Dessins.
Centre Georges Pompidou.
Musée, galerie des arts graphiques.
Du 11 février au 11 mai 2009.

Asger Jorn, l’artiste du mouvement COBRA joue les sinusoïdales entre arts primitif, surréaliste et expressionniste. En réponse à la gueguerre entre abstraction et figuration, Asger Jorn et comparses stimulent la création par des compositions où, le plaisir de faire, reste et demeure le chemin de croix de l’artiste.

La ligne se plie, courbe ou droite, les espaces deviennent surfaces, et les formes prennent essence dans un doucereux mélange d’écritures.

Tantôt l’on trouve une figure, une posture, tantôt l’on se perd dans un fracas. Seul l’œil supporté par son subconscient se délecte de ses travaux. Son âme d’enfant, un soupçon d’imagination et une part d’émotion sont les composants pour apprécier ces œuvres riches en créativité. Laissez vous porter au centre Pompidou.


 Ray Caesar

 Filed under: Expositions — florent @ Mar 2nd, 2009


tattle tail, tirage numérique, 50×75cm, 2005

Et voici le césar du glauque. Un trou du cul de caniche gonflé aux hormones mutantes, une jeune demoiselle au cerveau hypertrophié et de baroques apprentis catwomen sont les portraits que dressent cet artiste.

Ray Caesar se ballade innocemment aux frontières d’un cauchemar burtonesque, aux affluents de l’horreur chic et glamour d’un Barney. L’intérêt de cette production réside dans l’outil 3D utilisé avec brio et l’innocente réalité se fond dans les songes les plus étranges.

Les portraits tout droit sortis d’un Freaks du troisième millénaire, posent dans des environnements baroques, leur donnant ainsi cette part de mystique qui les placent dans une intemporalité sans borne.