Virginie Despentes, King Kong théorie.

aux éditions : le livre de poche
prix éditeurs : 5,00 euros
Il ne s’agira même plus de savoir si c’est un homme ou une femme qui fait cette critique, mais plutôt un membre de notre belle mais néanmoins étrange société. Le manifeste de Virginie Despentes, est bien contestataire et un peu trop en dehors des réalités à mon sens.
A l’heure où résonnent encore les trompettes de mai 68, la commémoration de 2008, quarante ans plus tard ne semble pas effleuré les lettres de Virginie Despentes. Tous ces combats menés et gagnés par les femmes semblent être renvoyés au placard et on se sent revenir à l’âge de pierre au fur et à mesure de cette lecture.
Si sa vie est en trame de fond pour développer cette théorie, je trouve limitatif de parler de viol, de porno, de prostitution ou encore de pouvoir pour parler de la cause des femmes. Existe t’il encore seulement une cause des femmes ? Je crois qu’employer ces termes revient encore et toujours à limiter la femme à un être inférieur à l’homme et qu’il reste encore à prouver leur existence, ce qui est incroyable.
La femme est stigmatisée comme un petit animal qui doit se taire qui a peur de s’exprimer et si elle l’ose, elle se retrouve avec deux grosses couilles bien poilues au sommet de la hiérarchie. Il faut arrêter deux secondes, toutes les femmes n’ont pas peur du pouvoir et le monde ne les voit pas comme des hommes.
L’homme devient une fiotte avec pour seul désir de se faire enculer par ses potes, sous prétexte que les fantasmes masculins sont violents et cachent cette envie profonde d’homosexualité. On ne peut donc pas considérer un homme avec sa sensibilité, son envie de famille, d’élever ses enfants, et faire le ménage ?
La société a évolué et qui s’offusque encore de voir des homos, des femmes en politique ou dans les hautes sphères économiques, un homme avec un balai dans les mains..?
Tout n’est pas aberration dans les propos de Virginie Despentes, et son franc parler rend le récit intéressant à lire, revendicatif du combat qu’il reste à mener, c’est une certitude, mais n’accablons plus une situation qui me semble à présent quasiment close. Le combat homme-femme si l’on peut considérer qu’il existe encore, se fait à égalité de force.
Un livre à lire.
